Ain Zaatout, egalement connue sous le nom de Beni Ferah, est une commune relevant de la daïra d’El Kantara, dans la wilaya de Biskra. Elle est située sur les versants méridionaux des Aurès, entre les wilayas de Batna et de Biskra, dans l’est de l’Algérie.
La commune est limitée au sud par El Branis et Djemoura, à l’est par M’Zira et Menaa, à l’ouest par El Kantara, et au nord par Maâfa et Thakoust.
Par sa situation géographique au pied méridional des Aurès, Aïn Zaatout occupe une position particulière dans l’espace géographique et historique de la région.
Les événements de cette bataille se déroulèrent dans la commune d’Aïn Zaatout, située au nord de la wilaya de Biskra. Cette région se distingue par sa position stratégique et son relief montagneux accidenté, qui en faisait un lieu de passage sûr pour les moudjahidine. Elle fut également le théâtre de nombreuses batailles et de nombreux affrontements, parmi lesquels figure la bataille d’Ourchmedhas.
L’une des principales causes de cette bataille fut une dénonciation faite aux autorités coloniales, faisant état de la tenue d’une réunion au sein de la kasma d’Aïn Zaatout, à laquelle devaient participer les responsables des régions voisines de M’chouneche, Djemorah et El Kantara, en présence de Ben Boulaïd. Les autorités coloniales pensèrent qu’il s’agissait du commandant Mostefa Ben Boulaïd et mobilisèrent d’importants effectifs ainsi qu’un important dispositif militaire. Cela témoigne du fait qu’elles n’avaient pas encore connaissance de son décès.
La préparation des moudjahidine transforma néanmoins l’opération en une bataille acharnée, malgré l’inégalité des forces en présence. Les moudjahidine disposaient notamment d’armes de type « Khomassi », « Statti » et « Achari », tandis que les forces ennemies engagèrent des avions ainsi que des armes lourdes.
Malgré la perte de 76 martyrs, parmi lesquels les deux chahidate Ourida et Ounassa Ouragh, cette bataille fut considérée comme une réussite remarquable, au regard des pertes qu’elle infligea aux forces ennemies.

Parmi les témoignages matériels qui perpétuent le souvenir des pertes subies par l’ennemi au cours de cette bataille figurent les vestiges d’un avion, connu sous le nom de « l’avion jaune », que les moudjahidine réussirent à abattre. Ces vestiges sont aujourd’hui conservés dans la salle d’exposition du Musée régional du Moudjahid de Biskra, ainsi qu’au niveau du Jardin des Martyrs de la commune d’Aïn Zaatout.
